blog note mouvement social, Megxit

Permettez moi tout d’abord de vous souhaiter une très belle année 2020! Espérons qu’elle sera apaisée et harmonieuse.

Première bonne résolution de l’année, tenir ce blog plus régulièrement

Mouvement social Je viens de voir Philippe Martinez sur LCI. L’interview du leader de la CGT confirme ce qu’exprimait, sans le dire, un leader de la CGT cheminots hier dans l’émission de Bénédicte Le Chatelier: les grévistes ont pris un coup au moral. Retrait ou pas de l’âge pivot, ils ont compris que le gouvernement ne céderait pas, et que leurs troupes, étranglées par 40 jours sans salaire, reprenaient petit à petit le travail. Le gouvernement joue le pourrissement car le mouvement se gâte.  Le syndicat espère encore élargir le mouvement au niveau interprofessionnel. 

Un élargissement auquel travaille également Adrien Quatennens.  Sur France Info, le député de la France Insoumise apparait persuadé que le temps ne jouera pas pour le gouvernement mais en faveur de la contestation. Autrement dit, pendant le pourrissement, les Français se laisseront de mieux en mieux convaincre que le texte doit être rejeté. Jean-Luc Mélenchon apporte inlassablement son soutien aux grévistes. 

CGT et LFI ont partie liée.  Un an après les Gilets jaunes qui se défiaient d’eux, la CGT et LFI reprennent à leur compte la même contestation acharnée du pouvoir. 

Marine Le Pen se situe dans la même contestation, mais elle a déjà quitté le terrain syndical. Sur BFM, elle refuse de se prononcer sur la suite de la grève et en appelle à un référendum “meilleur moyen pour arrêter la grève”. Elle sait qu’il ne sert à rien de mélanger les genres. Elle se concentre sur l’objectif, la présidentielle de 2022, en se cantonnant à son registre, électoral. 

Megxit. La vie de la famille royale d’Angleterre est la première série télévisée. Nous nous passionnons pour ce Game of Throne des coeurs. On y parle de pouvoir, de famille, d’amour, de sexe, d’argent et de mort. The Crown est le préquel de la saison en cours, la bataille de Megan et Harry. La saison Diana, fut celle de l’amour passion déçu. Celle de Charles et Camilla, celle de l’amour passion secret et un peu honteux. William et Kate, l’amour raison. Ces derniers ont permis à la monarchie anglaise de revenir sur ses fondamentaux, avec un brin de modernité. La Reine, habile politique, a très bien compris ce que Megan et Harry pouvaient apporter à cette monarchie coûteuse. Elle a assisté à un mariage volontairement progressiste, ouvrant largement la porte à une culture afro-américaine. Le procédé n’allait pas contre ses intérêts  dans le vaste Commonwealth. 

Lors de ses voeux, l’absence du portrait du couple avait été remarquée. Premier signal public et consenti par Elizabeth à leur émancipation. Harry et Megan ont accéléré le mouvement sur Instagram. Et la Reine leur a donné raison. Je le disais auparavent Club Le Chatelier, la Reine a besoin de Harry et Megan pour moderniser l’image de la famille royale. La Reine est une politique intéressante à observer. 

 

Biarritz, succès de l’avocat d’affaires à l’international, mais en France ?

Capture d’écran 2019-08-27 à 10.02.06À Biarritz, le président français s’est coulé dans le costume d’un avocat d’affaires chargé de négocier un contrat entre plusieurs sociétés concurrentes.

Il a préparé son sommet avec les mêmes méthodes visant à tout connaitre des différentes parties. Tout savoir sur leurs goûts personnels, qu’ils soient alimentaires ou climatiques, ne rien négliger de  leurs références et de leurs habitudes culturelles. Bien connaître leurs craintes par rapport aux dossiers. Lire la suite « Biarritz, succès de l’avocat d’affaires à l’international, mais en France ? »

RECONSTUIRE, PAR LA MÉTHODE OU PAR L’HOMME

Capture d’écran 2019-05-27 à 11.25.17À gauche, les gravats de plusieurs bâtiments sont éparpillés. À droite, l’immeuble s’est écroulé sur lui-même. Mais la conclusion est identique, il faut rebâtir la maison. Il y a deux façons de reconstruire, à plusieurs, avec une méthode commune, ou derrière un homme qui dirige les travaux. La culture de la gauche devrait la pousser vers une reconstruction partagée, celle de la droite a souvent favorisé l’émergence d’un leader charismatique. Sauf que cette reconstruction doit s’opérer à l’ombre d’un duo de leaders non moins charismatiques, aiguillonnés par le collectif illisible des Gilets Jaunes.

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Européenes, l’acte II du dégagisme

Que d’empoignades sur les plateaux de télévision hier ! Bien sûr, les vainqueurs du RN débordaient d’une jubilation difficile à supporter pour leurs opposants. Mais si certains perdants, comme les En Marche, s’efforçaient de relativiser leur victoire, d’autres, comme les LR ou les LFI, avaient du bien du mal à digérer leur relégation en queue de peloton, derrière des écologistes qui, contre toutes les prévisions, deviennent la troisième force politique du pays. Le dégagisme a encore frappé. Mais pas au bénéfice de celui qui, depuis 2017, croyait en être le champion.

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D’irrespect en irrespect, la déconsidération française déborde à nos dépens

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La phrase a tout l’air d’un aveu d’impuissance exaspéré : « J’en ai assez que les gens ne se sentent pas concernés par ce qui est dit, y compris quand le président de la République dit quelque chose… » Devant les élus du Grand Est, Emmanuel Macron s’agace. Lire la suite « D’irrespect en irrespect, la déconsidération française déborde à nos dépens »

Ni haine, ni déni, combattre l’antisémitisme, le racisme, l’intolérance et la violence avec nos valeurs

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capture d’écran LCI, un homme insulte A Finkelkraut en brandissant son gilet jaune

Dès le premier jour de mobilisation des Gilets Jaunes, le 17 novembre, autour de ronds-points, ont été tenus des propos racistes, visant des personnes noires. Des incidents isolés « dit-on ». Le 1er décembre, à l’Arc de Triomphe, plusieurs personnes masquées frappent un policier à terre, dégagé par d’autres gilets jaunes. Une violence issue d’une minorité, « dit-on ». Ce même jour, Dieudonné enfile l’étendard fluo et prend la pose avec les manifestants. Il ne représente que lui-même, « dit-on ». Le 22 décembre, le chant qu’il a propagé, « la quenelle », Lire la suite « Ni haine, ni déni, combattre l’antisémitisme, le racisme, l’intolérance et la violence avec nos valeurs »

la démocratie est-elle compatible avec l’anonymat

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Hier soir, des voitures ont brûlé devant le siège du journal le Parisien. Qu’il s’agisse d’un incendie volontaire ou accidentel, la lecture des échanges sur Twitter à ce sujet était saisissante. D’un côté, ceux qui s’indignaient, à juste titre, d’un nouvel acte violent et dangereux contre la presse. De l’autre, ceux qui banalisaient et justifiaient, parfois, cette forme d’action. Avec une virulence et une haine d’autant plus fortes qu’elles émanent de comptes anonymes.

Au terme de sept samedis de mobilisation, force est de constater que le nombre des gilets jaunes présents sur le terrain faiblit. Le constat « quantitatif » est indiscutable, même si, sur le plan « qualitatif », personne ne prétend que la crise révélée par le mouvement est résolue.

Pour autant, alors que reflue la vague jaune, les cailloux qu’elle a charrié restent sur la grève. Des actions violentes contre les structures de notre société et des agressions verbales ou physiques contre leurs représentants : les responsables politiques, et le premier d’entre eux, le président de la République ; une préfecture et ses employés ; les forces de l’ordre au contact des manifestants et qui exercent leur mission au nom de la société ; ou contre les médias qui rendent compte du mouvement. Des slogans ou des gestes (la quenelle) xénophobes, racistes, antisémites et vantant la volonté de détruire le « système », autrement dit notre organisation démocratique.

Les gilets jaunes s’exprimant dans les médias balaient ces actes condamnables en les renvoyant à des gestes minoritaires, non assimilables à l’ensemble du mouvement, sans pour autant exclure leurs auteurs inconnus. Le propre de ce mouvement étant que personne ne rejette personne, car le rassemblement n’appartient à personne. Le mouvement des gilets jaunes est anonyme. Personne ne le représente, ou à l’inverse, tout le monde le représente. Personne ne peut prétendre le diriger. Personne ne souhaite, d’ailleurs, endosser publiquement cette responsabilité.

Né sur les réseaux sociaux, le mouvement des gilets jaunes en a adopté la principale facilité : l’anonymat. La première caractéristique de ce mouvement, décrit comme protéiforme, est en réalité qu’il est anonyme, sans responsable, et par conséquent irresponsable. Deux qualités appréciables du point de vue de ceux qui se sentent les oubliés de l’action publique, accablés par des élites qui les ignorent. L’anonymat a un goût de vengeance. Il permet de se sentir aussi irresponsable et impuni que sont soupçonnées l’être les élites honnies. Le terme a été repris pour qualifier un ancien collaborateur de l’Élysée, alors qu’il est poursuivi par la justice et soumis à un contrôle judiciaire. La revanche de l’impunité génère des actions violentes à visage masqué, dans l’anonymat du groupe.

La propagation en masse de fausses informations sur les réseaux sociaux a déjà soulevé cette problématique. L’identité de l’émetteur constitue la première étape de la crédibilité d’une information. Les médias dits « traditionnels », visés par les manifestants, sont des médias identifiés dans lesquels travaillent des journalistes professionnels qui signent leurs articles. A contrario, les réseaux sociaux permettent à des personnes cachées sous pseudo ou à des robots créés par des humains masqués d’agir comme des journalistes ou des citoyens supposés identifiables, mais qui en réalité ne le sont pas. L’effet masse crée la crédibilité d’une fausse information. L’anonymat autorise l’irresponsabilité. Il décuple l’expression de toutes les haines et de toutes les violences. Aussi choquante que soit cette évolution, elle est un fait qui s’impose à notre société.

L’enjeu soulevé par le mouvement des gilets jaunes n’est pas seulement celui d’une crise économique, sociale et politique, il est celui de la résistance des démocraties aux pièges de l’anonymat et de l’irresponsabilité.